Ecocem appelle au maintien d’un signal carbone clair, stable et ambitieux au niveau européen

À l’heure où la France pourrait infléchir sa position sur la suppression progressive des quotas gratuits alloués aux industriels les plus émetteurs, Ecocem appelle au maintien d’un signal carbone clair, stable et ambitieux au niveau européen.
Le système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (SEQE-UE / EU-ETS) constitue aujourd’hui le principal levier économique de décarbonation pour l’industrie cimentière. En internalisant progressivement le coût du carbone, il incite à l’investissement dans des technologies bas carbone et à l’évolution des procédés industriels.
Remettre en cause la trajectoire de suppression des quotas gratuits reviendrait à fragiliser ce signal-prix et à retarder les investissements nécessaires à la transformation du secteur. Le maintien du calendrier actuel est une condition indispensable pour garantir une décarbonation rentable et compétitive, plutôt que différée.
Dans la perspective de la prochaine révision du SEQE-UE, qui donnera lieu à une proposition législative attendue en juillet 2026, Ecocem France formule deux demandes prioritaires :
– le maintien de la trajectoire de suppression progressive des quotas gratuits ;
– la refonte du Fonds Innovation afin de soutenir prioritairement les technologies propres matures et prêtes pour le marché.
Thierry Legrand, Directeur Général d’Ecocem France, a par ailleurs co-signé une tribune appelant la France à défendre l’ambition du marché carbone européen, estimant qu’un affaiblissement du SEQE-UE compromettrait la dynamique d’investissement indispensable à l’atteinte des objectifs climatiques et à la compétitivité de l’industrie européenne.