L’École supérieure du bois consolide sa position centrale au coeur de la filière forêt-bois en désignant Aurélie Tricoire à la tête de l’institution

La direction de l’École supérieure du bois vient d’être officiellement confiée à Aurélie Tricoire par le Conseil d’Administration. La nouvelle directrice affiche une volonté claire : renforcer l’ancrage de l’établissement dans l’écosystème professionnel de l’ensemble de la filière forêt-bois.
L’arrivée d’Aurélie Tricoire à ce poste de direction s’inscrit dans une dynamique de transition générationnelle propre à cette filière. En France, ce secteur représente environ 393 000 postes en équivalent temps plein pour les emplois directs, auxquels s’ajoutent 62 000 emplois indirects. La démographie des professionnels y est particulière : avec 32 % des effectifs ayant dépassé les 50 ans, la moyenne d’âge y est supérieure à celle constatée dans tous les autres secteurs d’activité. Il devient donc impératif de préparer les experts de demain. Dans cette optique, les établissements formant aux métiers du bois se retrouvent en première ligne pour relever ce défi majeur de l’attractivité sectorielle.
Depuis maintenant 92 ans, l’École supérieure du bois dispense des formations dédiées à la construction bois et à la production, en mettant l’accent sur les matériaux biosourcés et les enjeux de décarbonation, à la gestion des forêts et à la commercialisation des produits issus du bois. Implantée à Nantes, Lyon et Bordeaux, l’école bénéficie d’un rayonnement à l’échelle internationale. Reconnue d’intérêt général sous le label EESPIG, elle possède par ailleurs un laboratoire de recherche et développement. Ce dernier est un moteur d’avancées technologiques cruciales pour le futur et agit comme un support direct pour les entreprises de la filière.
Aurélie Tricoire officiellement nommée directrice de l’École supérieure du bois
L’établissement s’attache à tisser des liens étroits entre les étudiants actuels et passés, les acteurs professionnels de la filière et les institutions. C’est avec cette priorité que le Conseil d’Administration a validé la nomination d’Aurélie Tricoire en tant que directrice de cet établissement d’enseignement supérieur et de recherche.
Le parcours professionnel d’Aurélie Tricoire l’a déjà menée à explorer divers domaines d’expertise de l’École supérieure du bois. Elle a notamment exercé comme enseignante-chercheuse entre 2003 et 2010, période durant laquelle ses travaux portaient sur l’intégration de la recherche scientifique au sein de l’action publique. Elle a par la suite intégré le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB). Au sein de cet organisme, ses recherches étaient axées sur les usages énergétiques dans le bâtiment et les conséquences des innovations sur la chaîne de valeur. Cette expérience lui a permis d’appréhender concrètement les problématiques des usagers et les défis des sociétés du BTP.

Aurélie Tricoire directrice École supérieure du bois, Sinesis©
Une expertise au croisement de la sociologie, de l’environnement et du bâtiment
Durant sa carrière au CSTB, elle a évolué vers des responsabilités de responsable commerciale. Dans le cadre des services proposés, elle valorisait des modèles durables intégrant la végétalisation, l’emploi de matériaux biosourcés, la préservation de la qualité de l’air intérieur, la lutte contre les îlots de chaleur urbains ou encore l’optimisation des ressources. Aurélie Tricoire explique avoir mobilisé son Executive MBA ainsi que son cursus universitaire en sociologie pour être à l’écoute des clients et leur soumettre des solutions sur mesure, adaptées à des besoins souvent multidimensionnels. Elle souligne que cette compétence transversale sera un atout précieux pour diriger l’École supérieure du bois.
En 2023, elle a intégré Engie Solutions en tant que directrice commerciale pour les réseaux de chaleur urbains (Bretagne et Pays de la Loire), où elle encadrait 8 collaborateurs répartis sur 3 sites. Sa maîtrise du terrain, sa connaissance du bâtiment et son aptitude à piloter des projets complexes multi-acteurs constituent des atouts majeurs pour le développement de l’École supérieure du bois.
Une directrice tournée vers le dialogue et le rayonnement de l’École supérieure du bois
Reconnue pour sa capacité à créer du lien entre des acteurs variés, Aurélie Tricoire souhaite contribuer au rayonnement de l’école auprès des étudiants, de la filière et des institutions publiques. Elle souligne s’être immédiatement retrouvée dans les valeurs de durabilité portées par l’établissement. Elle salue également les engagements en faveur de l’inclusion, de la féminisation, ainsi que le soutien aux élèves via le fonds de dotation Easier studies.
« Je suis convaincue de pouvoir contribuer aux ramifications de l’école tant auprès des élèves que des acteurs de la filière et des institutions publiques. Quand j’ai découvert les travaux de l’École supérieure du bois, je me suis immédiatement reconnue dans l’approche durable. Je remarque aussi les initiatives autour de l’inclusion, de la féminisation, ou encore du soutien aux étudiants avec la création du fonds de dotation Easier studies. Pour s’ouvrir sur tous ces points, c’est que l’école a confiance en elle. Et je sais qu’ensemble, nous pourrons continuer à faire rayonner les jeunes pousses dans la filière, tout en restant des acteurs incontournables du changement. », indique Aurélie Tricoire, directrice École supérieure du bois.
Aurélie Tricoire conclut en affirmant sa volonté de faire de la jeunesse un moteur du changement. Sous sa direction, l’École supérieure du bois ambitionne déjà de lancer de nouveaux cursus, notamment un Bachelor en gestion forestière ainsi qu’un cycle préparatoire intégré.

À propos de l’École supérieure du bois :
Depuis 1934, l’École supérieure du bois forme des spécialistes du bois, agiles et engagés. Ses ingénieurs et techniciens s’attachent à transformer le monde et ses usages, en maîtrisant les subtilités d’un matériau noble et renouvelable, qui relève les défis de l’ingénierie et de la recherche, d’aujourd’hui et de demain.
L’École supérieure du bois forme chaque année 500 élèves aux enjeux et à la science du bois, pour des débouchés foisonnants dans les secteurs de la ressource, du commerce, de l’industrie et de la construction bois.
Ses formations Ingénieur et BTS sont proposées à Nantes, et son Bachelor en sciences et ingénierie des matériaux biosourcés est proposé à Nantes et Lyon.
LʼÉcole supérieure du bois possède la qualification EESPIG (Établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général), qui témoigne de son engagement éthique et responsable dans sa mission éducative.
L’École supérieure du bois est membre de la Conférence des Grandes Écoles (CGE), de la Fédération des Établissements d’Enseignement Supérieur à Intérêt Collectif (FESIC), de Campus France, de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
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À propos d’Aurélie Tricoire, directrice de l’École supérieure du bois :
Après un Master Recherche à Sciences Po Paris, portant sur les négociations du 6e PCRDT (programme-cadre de recherche et développement technologique) qui est la politique de recherche et développement de l’Union Européenne, Aurélie Tricoire a obtenu en 2008 un Doctorat de sociologie à l’Université de Toulouse.
Sa Thèse portait sur l’action publique et les pratiques scientifiques (projet européen avec une comparaison vis-à-vis des Etats-Unis). Elle avait obtenu un financement CIFRE qui est l’équivalent du principe de l’alternance mais pour une thèse. Elle avait déjà la volonté de mener de front enjeux académiques et réalité de l’entreprise. Pendant sa thèse elle avait donc une fonction d’enseignement à l’université et était aussi consultante dans un cabinet de conseil en politique de recherche et d’innovation : Technopolis France.
Elle a axé son post-Doctorat à Sciences Po Paris sur les carrières des enseignants chercheurs en physique.
Elle rejoint le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) en 2010 en qualité de chercheuse sur les usages de l’énergie dans les bâtiments, et l’impact des innovations sur la chaîne de valeur.
Elle a obtenu en 2017 un Executive MBA à HEC Paris, avec une Majeure Innovation et Entreprenariat, afin de prendre la fonction de responsable commerciale au sein du CSTB. Elle avait pour mission de développer la commercialisation de prestations de Recherche & Développement, d’Éditions-Formation, de Certification et d’Essais pour des clients des secteurs de l’Energie, de l’Eau et du Chauffage Ventilation Climatisation. Végétalisation, usage des matériaux biosourcés, qualité de l’air intérieur, îlots de chaleur urbains, gestion des ressources (notamment de l’eau) étaient son quotidien. Ses clients allaient de la
TPE ou start-up française au groupe international.
C’est en 2023 qu’elle a pris le poste de Directrice commerciale pour les Réseaux de chaleur urbains de Bretagne et Pays de la Loire chez Engie Solutions. Un poste exigeant puisqu’il fallait synchroniser les enjeux hydrauliques et de production des réseaux de chaleur, avec les travaux (voiries) et les calendriers des clients à raccorder et des collectivités (élections, politique de la ville, etc.). Son équipe était composée de 8 personnes réparties sur 3 sites distincts.
Le 12 février 2026, le Conseil d’Administration de l’École supérieure du bois officialise sa prise de poste en tant que directrice.
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