Projet Brésil, par Atelier Compostelle

Publié par Pernille Christiansen le

Une respiration colorée au cœur du 9e arrondissement de Paris

Atelier Compostelle signe l’aménagement et la décoration d’un appartement de 170 m2, situé dans une rue paisible de Paris. Conçu pour une famille expatriée à Londres, ce pied-à-terre se transforme en écrin lumineux, coloré, pensé pour accueillir les séjours familiaux comme les moments de travail. Pendant douze mois, l’agence dirigée par Amandine Maroteaux a repensé les volumes pour révéler une élégance parisienne traversée de vibrations méditerranéennes et d’accents polychromiques.

Le fil conducteur de ce projet réside dans un subtil travail d’ouvertures : portes et vitrages orchestrent la lumière, révèlent les ombres et s’animent au gré de matières choisies pour leurs contrastes.

Un triptyque de réception réinventé

Pièce pivot du projet, le vaste espace de réception s’ouvre sur la rue avec un salon généreux, et sur la cour avec une salle à manger astucieusement organisée autour de menuiseries sur mesure.

Sobres à l’extérieur mais colorés à l’intérieur, ces agencements ponctués d’œuvres d’art résonnent avec la palette de l’appartement, créant un dialogue entre architecture classique et énergie contemporaine.

Des suites intimistes

À la place de l’enfilade de pièces originelle, l’appartement distribue ses chambres en trois espaces distincts, chacun doté d’une identité propre. Les finitions – chêne naturel, marbre Taj Mahal, nuances de noyer et de safran – y composent un jeu d’ombres et de lumières sublimé par des luminaires en albâtre. Cette écriture confère aux espaces de nuit une tension aussi élégante qu’intime.

Le couloir, manifeste visuel

Autrefois délaissé, le couloir devient un axe central. Habillé d’un safran profond et d’un papier peint panoramique Le Grand Siècle, il retrouve une dimension architecturale grâce à l’ajout d’une verrière dans une salle d’eau attenante. Ce passage se transforme ainsi en séquence visuelle, reliant les espaces tout en offrant une respiration inédite.

La cuisine comme destination

Située côté cour, la cuisine dînatoire s’affranchit de son seul rôle fonctionnel pour devenir un lieu de vie à part entière. Ouverte sur une cour paisible, elle accueille une banquette conviviale, invitation au partage.

Les couleurs – blanc de Meudon, craie rose, safran et terre du Roussillon – résultent de recherches chromatiques précises menées avec Argile et Robin Créateur de Couleurs.

Inspirations méditerranéennes

Ce projet puise son inspiration dans les ocres du Roussillon et les racines provençales partagées par l’architecte et ses clients. La couleur devient ici langage majeur : une vibration sensorielle, héritée du Sud et traduite dans la lumière parisienne.

Bétons cirés Marius Aurenti, peintures naturelles et carreaux de ciment soulignent ce rapport sensible aux matières.
Le mobilier et les luminaires ont notamment été choisis chez Nedgis, Ingo Maurer, Foscarini, DCW éditions, Marset, Lodes, The Socialite Family et BoConcept. L’Atelier Compostelle exprime un coup de cœur particulier pour la lampe Armen du designer Grégoire de Lafforest, aujourd’hui best-seller du studio.

« Avec l’intention de créer des passerelles entre l’histoire parisienne et un art de vivre contemporain, le projet Brésil devient l’écrin où une famille reprend son souffle, entre tous les temps d’une vie intense », conclut Amandine Maroteaux, directrice artistique et fondatrice de l’Atelier Compostelle.

credit photo : ©JulienPepy

Entre Paris, Luxembourg et Bruxelles, l’Atelier Compostelle crée des intérieurs « conçus comme une respiration ». Sous la direction artistique d’Amandine Maroteaux, le studio mêle harmonieusement le raffinement classique hérité des Arts décoratifs à une passion assumée pour la création contemporaine. Toute l’équipe de l’Atelier Compostelle partage la même volonté : celle de créer des lieux singuliers, permettant de fédérer des familles au sein d’espaces réconfortants. Les interventions de l’Atelier se veulent pérennes, audacieuses, dans l’immense respect du passé, mais avec l’exigence de se faire les interprètes d’une époque.