Hors foncier, les logements certifiés par QUALITEL se revendent en moyenne 4 % plus cher, selon une étude LIEPP – Sciences Po

Publié par Ingrid Launay le

Guillaume Chapelle, chercheur au Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) à Sciences Po et à l’Université de Cergy, a analysé la diffusion et les effets économiques de la certification des appartements neufs et privés en France. Croisant les données de la base CERQUAL-QUALITEL à différentes données publiques, l’étude montre que les certifications délivrées par QUALITEL, aujourd’hui les plus exigeantes et les plus représentées dans le parc privé, sont à la fois vectrices de qualité globale, mais aussi de valeur patrimoniale accrue à la revente, comparativement à des biens équivalents non-certifiés.

Le périmètre de l’étude LIEPP – Sciences Po

Croisant les données de la base CERQUAL- QUALITEL, les Fichiers fonciers du Cerema, les bases DVF (Demandes de Valeurs Foncières), les données de la BDNB (Base de Données nationale des bâtiments) et de l’INSEE, l’étude « Certification des appartements et prix de l’immobilier » a été menée en 2025.

Son objectif est double : documenter le rayonnement des certifications de QUALITEL, dont NF Habitat – NF Habitat HQE, dans le parc de logements privés en France et évaluer leur possible association avec une valeur patrimoniale – hors foncier – supérieure.

Un vecteur de confiance unique

L’étude met en évidence la particularité de la certification NF Habitat – NF Habitat HQE : un processus « intervenant dès la phase de conception et encadrant à la fois la qualité technique, sanitaire, environnementale et de confort des logements », faisant de ce référentiel, le plus strict du secteur, « le standard dominant en France ».

Ce positionnement unique a permis aux certifications de QUALITEL de s’imposer largement, connaissant notamment une « croissance soutenue depuis 2000 »

Une valeur patrimoniale globalement plus élevée

Selon l’étude, si les appartements certifiés vendus en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) présentent un coût initial supérieur de 1 à 2 %, ils se revendent en moyenne 4 % plus cher que des biens strictement comparables (date de construction, positionnement de gamme…). Pour l’expliquer, Guillaume Chapelle avance deux hypothèses complémentaires :

  • La dépréciation globalement moins rapide des logements certifiés v/s logements non-certifiés, avec un différentiel estimé à environ 2 %, à moyen terme après achat du bien neuf ;
  • Le signal de qualité, crédibilité et fiabilité, propre à la certification, « particulièrement apprécié dans un marché secondaire où l’information disponible pour les acheteurs est plus limitée »

Des caractéristiques spécifiques récurrentes

L’étude met également en évidence des caractéristiques spécifiques s’agissant des appartements certifiés. Ainsi par exemple :

  • Ils sont en moyenne plus récents,
  • Localisés dans des immeubles de plus grande hauteur,
  • Disposent plus souvent de terrasses,
  • Sont situés dans des environnements généralement plus denses.

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Catégories : Immobilier