Arche Architecture : le logiciel qui structure les premières phases de conception

Dans un secteur de la construction où la coordination entre architectes, ingénieurs et bureaux d’études s’intensifie, les outils capables de structurer rapidement les premières hypothèses techniques occupent une place croissante. Arche Architecture, logiciel développé par Graitec, s’inscrit précisément dans cette dynamique. Conçu pour accompagner les phases amont des projets, il s’impose comme un maillon discret mais déterminant du processus BIM, en particulier dans les opérations intégrant des structures en béton armé.
Arche : un logiciel dédié aux premiers choix structurels
Arche est un outil de conception structurelle qui intervient très tôt dans le cycle de vie d’un bâtiment. Sa vocation n’est pas de remplacer les logiciels de calcul avancés, mais de permettre aux équipes de vérifier rapidement la cohérence d’une structure (notamment en béton armé) avant d’engager des analyses détaillées.
Il sert à modéliser les porteurs, analyser les appuis, établir les premières descentes de charges ou encore évaluer la faisabilité de différentes variantes architecturales.
Ce positionnement intermédiaire lui donne un rôle particulier : celui d’un outil de dialogue entre métiers. Il permet aux architectes de formuler des hypothèses réalistes, et aux ingénieurs de valider rapidement leur viabilité technique. Cette articulation est d’autant plus précieuse que les délais de conception se raccourcissent et que les projets intègrent désormais dès le départ des contraintes réglementaires, environnementales ou sismiques.
Accélérer et fiabiliser les études préliminaires
L’une des forces d’Arche Architecture est sa capacité à structurer des études préliminaires complètes en peu de temps. Le logiciel offre un environnement de travail dans lequel il devient possible d’esquisser la structure d’un bâtiment, d’en vérifier rapidement la cohérence et d’anticiper les impacts sur les étages techniques, les gaines ou les portées.
Pour de nombreux bureaux d’études, cela permet de gagner plusieurs jours sur une phase APS ou APD. L’ingénieur peut tester différentes configurations portantes, identifier les zones sensibles et sécuriser les décisions avant l’intervention des outils de calcul réglementaire. Ce travail préparatoire limite les révisions ultérieures et facilite les arbitrages entre architecture, économie de projet et performance technique.
Un outil pensé pour l’interopérabilité BIM
Dans les pratiques actuelles, l’interopérabilité est devenue une condition indispensable à la réussite d’un projet. Arche s’intègre dans les workflows BIM en facilitant les échanges au format IFC entre la maquette architecturale (souvent issue de Revit) et les modèles structurels.
Ce fonctionnement permet de conserver les propriétés essentielles du bâtiment (niveaux, appuis, géométrie) tout en évitant les ressaisies manuelles qui multiplient les risques d’erreurs. Une fois les premières vérifications effectuées dans Arche, les données peuvent être renvoyées vers les outils de modélisation ou transférées vers des logiciels de calcul comme Advance Design, notamment pour approfondir les analyses liées au béton armé.
Cette continuité séduit les équipes impliquées dans des projets multi-acteurs, où la fluidité des échanges conditionne directement la tenue du calendrier.
Des utilisations variées dans les projets : tertiaire, logement, équipements, logistique
Les usages d’Arche s’étendent à des typologies de projets très différentes.
- Dans le tertiaire, plusieurs bureaux d’études l’ont utilisé sur des immeubles de bureaux situés à La Défense, Lyon-Part-Dieu ou Bordeaux Euratlantique pour valider les hauteurs d’étages techniques, contrôler les portées longues des plateaux, ou ajuster l’organisation des noyaux centraux.
- Dans le logement collectif, Arche a été mobilisé sur des programmes de 50 à 120 logements pour équilibrer murs porteurs, trémies, cages d’escalier et gaines techniques avant passage sous Advance Design.
Sur certains projets en zones à forte densité, cette phase préparatoire a permis de limiter la multiplication des voiles béton et d’améliorer l’efficacité structurelle des bâtiments. - Dans la logistique, le logiciel a été utilisé pour des bâtiments à grandes portées nécessitant l’étude rapide de zones de stockage à fortes charges. Ce type d’usage a été documenté sur plusieurs plateformes de distribution régionales où les porteurs principaux dépassent régulièrement 20 à 25 mètres.
- En zone sismique, notamment dans le quart sud-est, des ingénieurs l’utilisent pour préparer la configuration portante avant d’engager les calculs dynamiques. L’export vers Advance Design via GTCx sert alors de continuité naturelle entre la modélisation préliminaire et la simulation réglementaire.
Ces exemples montrent un point commun : Arche est utilisé comme un outil d’aide à la décision, capable de stabiliser les choix structurels avant les études d’ingénierie lourde.
Un outil aligné avec les évolutions du secteur
La diffusion d’Arche Architecture dans les pratiques professionnelles traduit une évolution profonde des modes de conception. Les projets s’organisent désormais autour d’équipes pluridisciplinaires, et les décisions techniques doivent être prises plus tôt, sur la base d’informations fiables.
En offrant un environnement simple, cohérent et interopérable, Arche contribue à réduire les incertitudes, à structurer les échanges et à améliorer la coordination entre acteurs. Il s’impose comme un outil de transition entre l’intention architecturale et la simulation avancée, une place stratégique dans un secteur engagé dans une transformation numérique durable.