Le secteur de la construction est sujet à de nombreuses évolutions, que ce soit à cause des nouvelles technologies ou des départs à la retraite. Au Québec, d’ici 2029, le milieu devrait d’ailleurs atteindre un niveau de pénurie de main-d’œuvre record, accélérant ainsi la création de nouveaux métiers dont voici les 3 plus prometteurs.

  1. Manœuvre en construction

Bien qu’un emploi de manœuvre en construction demeure dans la partie « traditionnelle » du secteur, il est tout de même considéré comme une branche d’avenir. En effet, bien au-delà de l’utilisation des technologies, comme pour les deux prochains métiers, cette profession fait partie des piliers de la construction. On remarque tout de même une certaine évolution dans les compétences à acquérir pour prétendre à ce poste.

En effet, les tâches sont variées et il est souvent demandé aux candidats d’être de plus en plus agiles, avec une faculté d’adaptation et de collaboration. Surtout parce que les professionnels occupant ce métier sont amenés à :

– Charger et décharger les matériaux.

– Monter des échafaudages.

– Accompagner les ouvriers qualifiés dans la réalisation des travaux.

– Niveler l’environnement de travail pour faciliter l’accès aux chantiers.

Bien que ces tâches ne soient pas exhaustives, elles n’en demeurent pas moins plurielles. D’un point de vue plus général, les manœuvres en construction garantissent la bonne réalisation des travaux, en secondant le travail de leurs collègues.

Un poste qui demeure donc essentiel au secteur de la construction.

Quel est le diplôme nécessaire pour travailler comme manœuvre en construction ?

Les recruteurs recherchent des candidats ayant obtenu leur certificat de compétences « occupation ». Toutefois, il est également possible de travailler comme manœuvre sans diplôme.

Quel est le salaire d’un professionnel en manœuvre en construction ?

Au Québec, le salaire pour un professionnel en manœuvre en construction est fixé selon les conventions collectives avec lesquelles il travaille.

  1. Spécialiste en domotique

La domotique fait partie intégrante des nouveaux métiers tels qu’on l’entend dans cette expression. Bien qu’elle soit à 100 % liée avec les nouvelles technologies, elle fait également entièrement partie du métier de la construction. En effet, intervenant après la construction des bâtiments, le spécialiste en domotique s’intéresse particulièrement à la création d’un habitat intelligent, basé sur le concept de smart home.

Son objectif est alors d’utiliser ses connaissances en matière de technologies et de sécurité pour rendre le bâtiment plus sûr. Il s’occupe de créer les systèmes de sécurité comme les alarmes, les détecteurs de bris de vitre, les caméras et autres capteurs. Selon le type de structures (résidentielle, institutionnelle ou professionnelle), il peut également être amené à réfléchir à l’automatisation totale d’un bâtiment.

Doté d’un amour pour les nouvelles technologies, autonome et doué d’un esprit d’équipe, le spécialiste en domotique travaille avec l’ensemble des équipes sur le projet en construction, et l’intègre dans toutes les étapes.

Quel diplôme est nécessaire pour devenir spécialiste en domotique ?

Le futur spécialiste doit obtenir une attestation de formation prouvant sa spécialisation dans l’installation de systèmes d’habitation intelligente. Toutefois, cette attestation requiert l’obtention préalable :

– D’unités de 3e secondaire en langue seconde et mathématiques.

– D’une attestation d’équivalence à la 3e secondaire.

– D’une attestation de réussite au test de développement général.

Quel est le salaire d’un spécialiste en domotique ?

À Montréal, un spécialiste en domotique perçoit en moyenne 47 000 $ annuel. Ce salaire est tout de même sujet à des fluctuations selon les entreprises.

  1. Coordinateur BIM

Dans le secteur de la construction, le coordinateur BIM (building information modelling) est spécialisé dans le bâti immobilier modélisé. En d’autres termes, il utilise les nouvelles technologies pour générer un plan 3D du bâtiment à construire. Grâce à cela, il permet à toutes les branches de la construction de travailler collectivement en visualisant l’ensemble des structures, des mécaniques, de l’électricité et de la plomberie à mettre en place.

Un coordinateur BIM doit alors posséder des compétences en conception 3D, mais également être agile, faire preuve d’adaptabilité, de communication et de management, puisqu’il coordonne et renseigne les différentes équipes de construction.

Quel diplôme obtenir pour devenir coordinateur BIM ?

Deux situations sont possibles.

Le candidat peut se spécialiser en conception de maquette numérique durant son cégep. Il faudra toutefois faire attention à intégrer un cégep délivrant l’attestation d’étude collégiale correspondante. Une expérience dans le domaine de la coordination et de la construction sera un plus pour démarrer sa carrière.

En revanche, si le candidat est ingénieur ou architecte de formation, il peut obtenir un DESS en BIM et innovations numériques pour approfondir ses connaissances et se former.

Quel est le salaire d’un coordinateur BIM ?

Dans la région de Montréal, un coordinateur BIM peut percevoir jusqu’à 48 000 $ annuel, en moyenne.

Le secteur de la construction demeure un secteur d’avenir

Au Canada, le secteur de la construction est en constante évolution, surtout avec l’arrivée des nouvelles technologies. De nombreux métiers émergent de plus en plus, sans pour autant mettre de côté les postes plus traditionnels comme les maçons ou les carreleurs qui demeurent essentiels au secteur.

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