La toiture est un élément essentiel de la maison. Pour sa mise en place, l’intervention d’un professionnel du domaine est incontournable. En effet, il s’agit d’une tâche très technique qui nécessite des connaissances poussées en travaux de bâtiment. En outre, l’installation doit se faire selon des normes bien précises. Le calcul de pente de la toiture fait justement partie des opérations qu’on ne peut négliger. Nous allons justement en parler dans les lignes suivantes.

La pente de toiture, un sujet non négligeable

Le toit est la structure qui garantit l’étanchéité de la construction. Il préserve l’habitation des infiltrations d’eau. Mais pour cela, il doit permettre une bonne évacuation des eaux de pluie. Par conséquent, il devra être suffisamment incliné. Pour la toiture plate par exemple, elle doit présenter une pente d’environ 1 % à 5 %. Peu importe sa forme, le calcul de la pente de la toiture doit se faire selon les normes de la construction. Il se fait également en tenant compte de plusieurs facteurs. C’est pourquoi il est préférable de laisser cette tâche aux soins d’un couvreur professionnel.

Bon à savoir : La différence doit être faite entre la pente minimale et la pente recommandée. La première est imposée selon les différents paramètres fixés par les Documents Techniques Unifiés (DTU). Quant à la seconde, elle est décidée par le couvreur au moment de procéder au calcul. C’est notamment le cas lorsqu’il faut tenir compte d’autres critères. Pour une protection optimale de la charpente et des autres éléments du toit, cet artisan peut ainsi proposer une pente différente.

Quelles sont les normes qui encadrent le calcul de la pente de toiture ?

En France, la rénovation ou la construction de toiture doit se faire selon les normes imposées par les DTU. Ces derniers comprennent également les règles relatives au calcul de la pente de toiture minimale. Principalement, il y a 3 DTU et normes qui encadrent ce procédé. En l’occurrence, il s’agit de :

  • La norme française NF P 36 201 concernant la répartition des descentes d’eau verticales ;
  • La DTU 40.5 relative à la mise en œuvre de l’évacuation des eaux pluviales ;
  • Le DTU 60.11 sur les dimensions et les règles de calcul des canalisations.

À côté de ces normes, une consultation du Plan Local d’Urbanisme (PLU) auprès de la mairie s’impose. En fonction des spécificités régionales, le PLU peut dicter la hauteur de votre maison, l’esthétique du toit ainsi que le choix des matériaux de couverture (ex. : ardoise, zinc, tuiles de terre cuite, etc.). Vous pouvez également contacter cette entreprise de couverture qui est en connaissance de ces diverses règles.

Calcul de la pente de toiture : quels sont les principaux critères à tenir compte ?

Comme susmentionné, le calcul de la pente du toit se fait selon des critères bien précis. En l’occurrence, il s’agit de :

La zone géographique de la toiture

Pour le cas de la France, on distingue 3 zones d’habitation. À chacune de ces zones correspondent des normes pour les pentes de la toiture. Ces dernières sont déterminées en fonction de la distance entre la bâtisse et le littoral. Par exemple, la zone 1 correspond aux maisons implantées à plus de 40 km de la mer ou à moins de 200 m d’altitude. La zone 2 est relative aux habitations situées entre 20 et 40 km de la côte ou entre 200 m et 500 m d’altitude. Quant à la zone 3, elle concerne les constructions à moins de 20 km de la mer ou à moins de 500 m d’altitude. Pour cette zone, la toiture est plus exposée aux intempéries.

 L’environnement autour de la bâtisse

La situation exacte de votre maison et son environnement direct entrent en compte dans le calcul de la pente du toit. Une toiture de maison entourée de collines est moins exposée au vent et aux intempéries par rapport à une toiture de maison sur le littoral ou en haut d’une falaise.

Les matériaux de couvertures à installer

Pour le choix des matériaux de couverture, vous pouvez compter sur l’aide d’un couvreur professionnel. D’ailleurs, il est à noter que la pente de la toiture varie en fonction du type d’habillage à mettre en place. Pour les tuiles en terre cuite, il faudra par exemple prévoir une inclinaison minimale de 20 %. En revanche, une pente minimale de 26 % devra être respectée pour permettre la pose des ardoises.

Article consulté 1046 fois.