Le travail en hauteur n’est pas une activité à prendre à la légère. Comportant plus de risques d’accidents sur les chantiers, chaque opération en rapport avec cette activité doit être étudiée pour anticiper les risques de chute et fournir un travail de qualité.

Il n’est pas étonnant que cette tâche soit fréquemment confiée à des professionnels. Dans ce cas, comment les experts travaillent-ils sur des travaux en hauteur ?

Ils se munissent d’un équipement de protection individuelle (EPI)

D’après le code du travail, l’employeur doit mettre en place diverses mesures et protections pour assurer la sécurité de ses salariés. Il devra en ce sens proposer des outils nécessaires pour protéger les ouvriers des éventuels dangers en l’occurrence, les chutes.

Dans le jargon de la construction, on appelle ces instruments des EPI. Dans ce contexte, les ouvriers doivent bénéficier d’outils assurant :

  • Le maintien lors de l’opération

C’est un matériel relié à l’ouvrier et permettant à ce dernier de circuler librement et en toute sécurité sur l’espace de travail. Ces outils sont en outre dotés d’un mécanisme servant à maintenir en suspend en cas de chute réel.

Pour plus de sécurité, ces instruments doivent toutefois être combinés avec du matériel antichute. Ces outils ne sont ni plus ni moins que le harnais avec ceinture, la longe du maintien au travail et l’ancrage.

Le harnais avec ceinture est un outil doté d’un mécanisme permettant de fixer les objets au travailleur et d’avoir ainsi plus d’aisance et de rapidité lorsque l’instrument doit être utilisé. La longe est un cordon solide permettant de relier le travailleur à un support d’appui se trouvant sur le lieu de travail (remparts, terrasse,…).

Pour se procurer une longe de qualité, il faudrait que cette dernière soit conforme à la norme NF EN 354. Pour ce qui est de l’ancrage, c’est support fusionné avec la longe et rattaché solidement à l’espace de travail. N’importe quel expert de l’équipement pour les travaux en hauteur possèdera ce matériel.

  • L’antichute

C’est une méthode de travail ayant pour but de retenir le travailleur au moment d’une chute et de le maintenir suspendu dans les meilleures conditions en attendant l’arrivée des secours.

Ces outils sont dotés de système d’arrêt permettant de réduire la hauteur de chute, d’absorber le plus possible d’énergie pour diminuer les efforts transmis et de maintenir la personne en suspension en réduisant les effets dus à la position inerte d’une personne dans son harnais.

Les principaux outils utilisés dans ce processus sont le harnais anti-chute, le dispositif anti-chute et le point d’ancrage.

Ils anticipent les situations à risques

Dans le domaine de la construction, il est indispensable de connaître toutes les zones à risques  et les facteurs des incidents :

  • Les intempéries

La pluie, la neige et les rafales de vent sont à l’origine de nombreux dégâts sur un chantier. Ils peuvent compromettre la réalisation d’une tâche et même la vie ou l’état de santé des travailleurs.

En l’occurrence, ceux qui travaillent en hauteur. Sous l’effet de l’humidité provoquée par les orages ou bien la neige, les surfaces de travail peuvent devenir glissantes. Ainsi, les professionnels des travaux en hauteur ne manquent jamais d’effectuer des études météorologiques avant de se lancer sur le chantier.

  • Un lieu de travail non sécurisé

Un expert digne de ce nom se rend vite compte que les risques d’accidents résultent du manque de moyen de protection autour d’un chantier. Mis à part les EPI, une zone de travail doit être équipée de plateformes individuelles roulantes légères, d’escabeaux et d’échelles.

A titre de rappel, les plateformes individuelles roulantes légères sont des outils servant à grimper pour atteindre l’endroit en hauteur. Ce matériel est muni d’une main-courante pour permettre aux travailleurs de bien s’agripper en cas d’une perte d’équilibre. Ils sont en outre dotés d’un « garde-corps » qui est un élément de sécurité.

Ils assimilent les étapes à suivre pour fournir un travail de qualité

  • Ils calculent la distance de chute réelle

Un expert digne de ce nom comprend que la distance de chute réelle inclut non seulement la longueur de votre longe lorsqu’elle est déployée, mais aussi la longueur de votre corps sous l’anneau en D et tout fléchissement dans votre harnais et votre système d’ancrage.

Les professionnels ajoutent ainsi 1 à 2 mètres de distance pour s’assurer du déploiement de l’ absorbeur d’énergie rattaché à la longe. Par la même occasion, ils comprennent que la longueur de la longe elle-même est de 3 à 4 mètres.

De là, ils comptent au minimum 6 à 8 mètres de hauteur avant de pouvoir utiliser par la suite cette longe.

  • Ils choisissent le meilleur point d’ancrage

Pour choisir le meilleur point d’ancrage, un professionnel des travaux en hauteur ne choisit pas un quelconque support pour fixer ses longes et harnais. Au contraire, il opte pour des points d’ancrage en mesure de supporter le poids en cas de chute. Dans ce contexte, il mise sur un point d’ancrage en mesure de résister à une force de 10 Kn durant 3min.

Ainsi, il est plus judicieux d’utiliser un corps fait d’acier de construction relié à une pince appropriée ou une nacelle. En outre, un bon ouvrier utilise les moyens de protections comme les échelles ou les escabeaux avec parcimonie.

Pour ce faire, il évalue avec acuité la situation avant de déterminer lequel des équipements est le plus adapté  à la tâche à accomplir et à l’espace de travail.

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