Les métiers du BTP sont nombreux et diverses. Certains se passent en intérieur, d’autres en extérieur. Certains sont propres, d’autres salissants. Le choix de la bonne chaussure de sécurité n’est pas toujours évident. Nous allons, dans cet article, balayer les différentes options qui s’offrent à vous pour vous aider à faire le bon choix.

Rappel : par définition une chaussure de sécurité respecte la norme EN ISO 20345 et possède un embout de protection résistant à une pression de 200 joules.

Chaussure de sécurité S1P ou S3

Les marquages normatifs S1P et S3 ont été créés pour simplifier la lecture des normes. Pour faire simple une chaussure de sécurité S1P est bien souvent composée de matériaux aérés (mesh, toiles ou matières perforées) alors qu’une chaussure de sécurité S3 est conçue avec des matériaux hydrofuges qui résistent à la pénétration de l’eau. Dans les deux cas la chaussure de sécurité sera équipée d’une plaque anti-perforation indispensable sur les chantiers.

Si votre environnement est plutôt propre, optez pour une chaussure de sécurité S1P la plus aéré possible. Cela concerne par exemple certains métiers du second œuvre comme les électriciens, les plombiers / chauffagiste, les menuisiers, les installateurs, etc.

Exemple de chaussure de sécurité S1P : LUNAR 400 S1P – S.24

Si en revanche vous travaillez dans la poussière ou avec des matériaux salissants (mortier, colle, peinture, enduit) ou tout simplement que vos travaux sont en extérieur sur des sols meubles (terrassier, maçon, Travaux Publics, etc) alors vous devriez plutôt choisir une chaussure de sécurité S3 en cuir ou microfibre facile à nettoyer.

Exemple de chaussure de chantier S3 : JUNGLE EVO – S.24

Chaussures de sécurité basses ou montantes ?

Le principale avantage de la chaussure de sécurité montante est le maintien de la cheville. La chaussure de sécurité montante est utile si vos chantiers sont encombrés ou que vous êtes sur des sols instables. Le col de la chaussure de sécurité montante apporte également une protection supplémentaire au niveau des chocs latéraux sachant qu’il existe en plus des chaussures de sécurité avec des protège malléoles (norme AN).

Chaussure de chantier XPER TP S3 avec protège malléoles – S.24

L’inconvénient de la chaussure de sécurité haute est qu’elle donne un peu plus chaud. Et puis pour une question d’habitude certains ne supportent tout simplement pas d’avoir la cheville serrée.

 

Semelle plate ou semelle crantée ?

Pour les métiers qui sont plutôt en intérieur, comme la plupart des métiers du second œuvre, mieux vaut vous orienter vers de la basket de sécurité avec une semelle fine et plate. Rien ne sert d’avoir une semelle avec de gros crampons sur un sol relativement lisse et dur. Grâce à la finesse et la légèreté de la basket de sécurité vous allez gagner en agilité et en souplesse de mouvement.

Basket de sécurité LUNAR 400 S1P – S.24

Choisissiez une chaussure de sécurité à la semelle crantée si vous êtes la plupart du temps en extérieur sur des sols meubles, rocheux, sableux, etc.

A noter que pour les personnes qui montent et descendent de l’échelle ou des engins de chantier, un talon décroché peut être très utile.

Technologies particulières

Pour certains usages il peut être intéressant d’opter pour des technologies spécifiques. Par exemple pour les personnes qui font de l’enrobé, il existe des chaussures de sécurité spécifiques avec une épaisse semelle en caoutchouc normée HRO (résiste à la chaleur par contact jusqu’à 300°C).

Modèle spécial enrobé BITUM S3 – S.24

Une autres technologie intéressante pour les personnes qui sont souvent à genoux : le sur-embout dur en TPU. La partie avant de la chaussure de sécurité s’abrase bien souvent de façon prématurée. Un sur-embout placé à l’avant de la chaussure peut aider à rallonger la durée de vie du produit.

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