Les artisans et professions du BTP sont très complémentaires et tous s’unissent pour mettre en place des constructions solides et robustes pour les années à venir. Hormis ce travail commun permettant d’aboutir à la concrétisation d’un projet, les artisans et dirigeants du BTP ont également des obligations communes, comme celle de souscrire une assurance décennale avant tout démarrage de chantier. Les entrepreneurs ne sont pas tous égaux à ce sujet et certains ont même des difficultés à faire face à ces charges financières contraintes.

De quoi dépend le coût d’une décennale ?

Les assureurs sont unanimes : la décennale est une des assurances qu’il est le plus compliqué à tarifer. Concrètement, une compagnie d’assurance va baser sa tarification en fonction du risque que représente votre activité.

Afin d’évaluer ce risque, elle va devoir avoir accès à certaines informations comme : votre chiffre d’affaires prévisionnel sur l’année à venir, votre niveau de diplôme, vos années d’expérience sur le terrain (les diplômes et expériences de vos salariés et sous-traitants sont également considérés), votre type d’activité principale ainsi que les activités annexes ou complémentaires que vous exercez (le cas notamment pour les artisans tous corps d’état), la spécificité de vos chantiers, la structure juridique de votre société et même votre zone d’activités. Bien évidemment, les garanties et les franchises ne sont pas à négliger, ces dernières peuvent faire varier le coût de votre contrat du simple au double.

Afin de vous donner un ordre d’idées, voici quelques exemples de montants de cotisations.

Combien coûte une décennale ?

Une décennale peut couter quelques dizaines d’euros par mois pour certains métiers peu risqués comme les peintres en bâtiment comme elle peut couter plusieurs milliers d’euros par an pour un artisan spécialiste du gros œuvre.

Les tarifs listés ci-dessous ne sont donnés qu’à titre indicatif et correspondent à la cotisation en RCD d’un auto-entrepreneur réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 70 000€ par an.

  • Plombier / Electricien / Chauffagiste: entre 60 et 120€ par mois
  • Peintre: entre 20 et 80€ par mois
  • Carreleur / Plaquiste: entre 80€ et 132€ par mois
  • Menuisier: entre 80€ et 150€ par mois
  • Maçon / tous corps d’état / Charpentier: entre 90€ et 260€ par mois

Comme pour tout contrat d’assurance, il est bien évidemment possible de négocier ses contrats. Pour cela, le meilleur moyen existant reste le comparatif de devis de décennales réalisables via un comparateur.

>> En aucun cas vous ne devez débuter ou poursuivre votre activité sans être couvert, en plus de mettre votre client en danger financièrement, vous encourez de lourdes sanctions pénales.

Au pire, la renégociation vous permet de ne pas subir de hausses de tarifs, au mieux, elle vous permet des économies jusqu’à 40% sur votre RC Décennale.  De quoi souffler un peu, surtout après une augmentation de tarifs pouvant survenir à cause des facteurs listés ci-dessous.

D’autres astuces comme la validation de vos acquis ou le paiement annuel de vos cotisations vous permettront à coup sûr de limiter le coût de votre garantie décennale.

Hausse du prix de la décennale : quelles causes ?

Pendant votre carrière de dirigeant, vous subirez probablement de nombreuses augmentations de vos cotisations en décennale. Ces augmentations sont généralement justifiées par les causes suivantes :

  • Votre chantier a débuté avant la souscription de la décennale (vous paierez probablement l’option de la « reprise du passé »)
  • Vous avez déclaré un ou plusieurs sinistres et votre assureur vous inflige un malus
  • Votre compagnie change de stratégie en matière de tarification
  • La sinistralité du secteur sur une année a augmenté, la compagnie est obligée de réajuster ses tarifs
  • Vous développez de nouvelles activités dans lesquelles votre expérience est moins importante
  • Vous recrutez de jeunes collaborateurs ou des sous-traitants avec peu d’expériences

>> Dans le cas d’un malus, sachez que de très nombreuses compagnies seraient d’accord pour ne pas considérer votre passif, en sommes, si vous avez un malus, changez d’assureur rapidement.

Article consulté 1848 fois.