Chère à son Président-Fondateur Franck Couturieux, la cause écologique fait partie des engagements du Groupe ELCIA depuis sa création. Une démarche d’entreprise qui prend une nouvelle dimension l’année de ses 20 ans. Avec une première grande action : le leader de l’édition logicielle spécialisée Menuiserie, Store et Fermeture devient mécène de The SeaCleaners, un projet révolutionnaire de lutte contre la pollution océanique.

« Si plus tard ma fille me demande ce que j’ai fait pour l’environnement,
je veux pouvoir lui montrer des choses concrètes »
Franck Couturieux, Président-Fondateur du Groupe ELCIA

De gauche à droite : Franck Couturieux, sa fille et Yvan Bourgnon, à La Trinité-sur-Mer, dans les locaux de l’association The SeaCleaners

Comment est née votre volonté de vous investir dans un projet écologique ?
L’écologie est une cause qui me tient à coeur depuis de nombreuses années. Nous sommes en train de détruire la planète et ce sont nos enfants qui vont devoir la reconstruire. Les générations futures vont arriver avec l’état d’esprit nécessaire pour réparer les dégâts que nous aurons causés. Si plus tard ma fille me demande ce que j’ai fait pour l’environnement, je veux pouvoir lui montrer des choses concrètes réalisées à mon niveau. J’aimerais qu’elle aussi, quand elle sera plus grande, soit sensible à cette cause et s’engage dans cette voie pour
apporter des solutions qui vont contribuer à sauver notre planète.

Un projet auquel vous avez voulu impliquer le Groupe ELCIA ?
Au départ, je souhaitais m’engager dans un projet écologique à titre personnel. Mais le zéro déchet est l’affaire de tous. Les entreprises ont un rôle à jouer : sensibiliser, expliquer, informer mais aussi soutenir financièrement. Et puis les nouvelles générations veulent donner du sens
à leur travail. Elles ont besoin de s’engager dans une entreprise qui partage leurs valeurs. La moyenne d’âge du Groupe ELCIA est de 30 ans, nos collaborateurs attendent de nouvelles pratiques, notamment en termes d’engagement écologique. Il m’a donc semblé naturel d’impliquer nos 190 collaborateurs dans ce projet. Chacun pourra ainsi dire à ses enfants qu’il
a travaillé pour une entreprise engagée écologiquement, et que de cette manière, il a contribué à la protection de la planète.

Pourquoi avoir choisi de vous engager auprès de l’association The SeaCleaners ?
Je cherche à investir dans des projets écologiques depuis plusieurs années, sans pour autant trouver celui dans lequel j’allais me reconnaitre. Dès que j’ai eu connaissance de The SeaCleaners, je n’ai pas hésité ! J’ai tout de suite apprécié la dimension novatrice et impactante. En matière d’innovation et d’ambition, c’est l’un des plus grands projets au monde qui existe à ce jour. Et puis, sacré clin d’oeil du destin, je suis la famille Bourgnon depuis plus de 30 ans. Quand j’étais étudiant à Belfort, un jour j’ai découvert à la télé ce navigateur qui avait mon âge et qui traversait l’océan alors que moi je potassais mes cours. En plus il a gagné ! Fasciné, j’ai suivi tout son parcours et ses exploits. C’était Laurent, le frère aîné d’Yvan. Même après sa disparition, j’ai continué à suivre le parcours d’Yvan. C’est en 2016, durant la COP22, que je l’ai entendu présenter son projet The SeaCleaners. Autre petite anecdote : depuis toujours, quand je passe par la Bretagne, je fais systématiquement un détour pour aller à La Trinité-sur-Mer, là où se développe le projet Manta.

Quel message souhaitez-vous diffuser avec cet engagement ?
Avec The SeaCleaners, nous partageons la volonté commune de démontrer que ce projet peut fonctionner. Le Manta sillonnera les mers à partir de 2023 mais l’objectif est de mettre une centaine de bateaux similaires à l’eau en 25 ans ! Je crois en ce projet. À travers cet
engagement, nous souhaitons réveiller les esprits et dire aux autres entreprises et aux institutions : regardez, nous sommes une PME et nous nous engageons, alors faites-le aussi ! Si nous ne faisons rien, nous n’obtiendrons rien !

Ce mécénat donne également le coup d’envoi de nombreuses actions en interne ?
J’ai toujours veillé à ce que la cause écologique fasse partie de la vie du Groupe ELCIA. Toute l’entreprise est sensibilisée au recyclage et au tri des déchets depuis longtemps. Ce partenariat avec The SeaCleaners va permettre d’encore plus sensibiliser l’ensemble des collaborateurs et de les fédérer autour de challenges écologiques internes sur toute l’année.
Des challenges qui vont permettre d’acquérir les bons gestes en matière de tri des déchets mais aussi de partager des astuces pour réduire la consommation de papier, de carton ou de plastique. Ce nouveau partenariat va nous permettre de passer un cap supplémentaire en
matière de zéro déchet, avec l’idée de signer une charte éco-responsable et pourquoi pas y inviter des entreprises voisines ou nos clients.

The SeaCleaners : un projet écologique révolutionnaire

L’urgence d’agir face à une catastrophe écologique planétaire
300 kilos de plastiques sont déversés chaque seconde dans l’océan
100 000 mammifères marins sont tués chaque année par le plastique
5 pays génèrent 60% de la pollution plastique océanique
450 ans pour qu’une bouteille plastique se dégrade
Dans 30 ans : 1 tonne de plastiques flottants pour 1 tonne de poissons

La technologie au coeur d’une solution de dépollution océanique révolutionnaire
9 millions : c’est, en tonnes, le volume de plastiques déversé dans les océans chaque année. Une catastrophe écologique planétaire à laquelle a été directement confronté le célèbre navigateur Yvan Bourgnon au cours de ses courses transocéaniques en multicoque. Il décide d’agir et créé en septembre 2016 l’association The SeaCleaners. Sa mission : lutter contre la
pollution plastique océanique. Pour mener à bien son projet, l’association lance la conception du Manta, un multicoque géant, collecteur de macro-déchets plastiques sur la surface des océans. 70 mètres de long,
61 mètres de haut, 49 mètres de large (soit quasiment l’équivalent d’un stade de football) : le Manta est un formidable outil d’innovation et de technologie. Fonctionnant aux énergies solaire et hydraulique, il est également équipé de voiles et d’éoliennes, il peut parcourir de 500 à 600 kilomètres par jour. Une fois collectés à la surface de la mer par des tapis roulants et remontés à bord, les déchets plastiques sont triés manuellement par une équipe dédiée. Les matières organiques sont rejetées à la mer, les plastiques recyclables sont compactés en cubes d’1m3 avant d’être rapportés à terre pour suivre une filière de recyclage. La capacité de stockage du Manta est de 600 m3, soit 250 tonnes de déchets collectés par tournée. Pour les plastiques non recyclables, The SeaCleaners travaille avec ses experts sur une solution de valorisation de ses déchets qui permettrait de les transformer en énergie pour le fonctionnement du bateau, augmentant ainsi son autonomie. Concernant la faune marine, le
Manta sera équipé de sonar qui éloigneront naturellement les animaux marins.
Découvrez le projet Manta en vidéo : https://goo.gl/4Sh7sD
Pour tout savoir sur The Sea Cleaners : https://www.theseacleaners.org/fr/

Yvan Bourgnon, le gladiateur des mers
C’est à l’âge de 8 ans que le célèbre skipper suisse tombe amoureux des océans. Encore jeune garçon, c’est avec ses parents qu’il commence à naviguer avec son premier tour du monde. Au fil de sa carrière, le skipper s’est forgé un solide palmarès de course en multicoque de sport et courses au large. Détenteur de plusieurs records de vitesse, il pousse la navigation à l’extrême en entamant une série de défis de traversées en solitaire à bord de son catamaran non habitable, sans aucun instrument ni assistance. Des exploits salués dans le monde entier.

Article consulté 2778 fois.