Salmson
On ne souligne pas assez le rôle moteur joué par l’Europe dans l’effort de réduction de la consommation énergétique du continent.
Une politique efficace
La directive 2010/30/UE intervenant dans le domaine de l’étiquetage énergétique a par exemple permis aux consommateurs d’orienter leur choix vers des appareils peu énergivores et a évidemment encouragé les fabricants à investir dans des produits plus économes.
Le texte européen a obtenu les effets escomptés et la quasi-totalité des équipements électroménagers vendus en Europe se partagent dorénavant la classe A et ses nuances, sur l’échelle familière dont le système fut inventé en 1994.
Dans la droite ligne des objectifs 2030 européens
Ceci n’est qu’un exemple de la politique volontariste mené par l’Europe dans le domaine de la réduction de la consommation énergétique.
L’objectif de cette politique est triple : il faut mobiliser à la fois le grand public, les décideurs politiques et les acteurs du marché.
Face au risque de ne pouvoir atteindre ses objectifs, la Commission Européenne a élevé ces questions d’efficacité énergétique au rang d’objectifs clés de la stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable.
Puis, dans la cadre d’une communication intitulée « Une énergie propre pour tous les citoyens », la Commission a présenté un ensemble de mesures visant à aligner la législation européenne sur les nouveaux objectifs climatiques et énergétiques à l’horizon 2030, avec pour ambition de réaliser 30 % d’économie d’énergie primaire.
Bien évidemment, la performance énergétique des bâtiments est au centre de ces mesures.
S’il apparaît de prime abord que la responsabilité écologique incombe essentiellement aux pouvoirs publics, les consommateurs ayant avant tout un intérêt économique à la question, de nouvelles exigences se font pourtant entendre.
Le sursaut écologique n’est plus un épiphénomène et participe pleinement maintenant au choix opéré par le grand public.
Des partenariats responsables pour un avantage commercial
Qu’en est-il des professionnels du bâtiment ? Comme vu dans l’enquête Batiactu de janvier 2017, ceux-ci sont pleinement mobilisés vers des objectifs de réduction de consommation, puisque pour 70% d’entre eux, l’amélioration de l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables font partie des principaux axes de développement des nouvelles réglementations.
Force est de souligner l’effet bénéfique de ces réglementations avec des progrès considérables en matière de performances énergétiques réalisés ces 10 dernières années. Au demeurant, la nouvelle réglementation 2020 (RT2020) témoigne encore d’une plus grande ambition.
Qu’il s’agisse du strict respect des réglementations (dont la directive ErP), de son aptitude à l’innovation ou de la mise en place de stratégies de sensibilisation et d’information au titre de sa responsabilité sociétale, l’investissement de chaque acteur à tous les degrés de la chaîne de valeur, est un enjeu industriel décisif.
Plus que jamais les partenariats doivent se concrétiser sur la base d’un engagement en faveur d’une protection durable des ressources pour que les effets de ce cercle vertueux se pérennise.
Des informations complémentaires sur http://www.salmsonetvous.com/

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