En novembre dernier, le PDG de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire, a donné une interview au Figaro dans laquelle il développe sa vision du futur de l’électricité, à savoir comment le numérique et les nouvelles technologies vont transformer le monde de l’énergie : « Le futur sera plus électrique, plus digital et plus décentralisé ».

Le digital au service des économies d’énergie

L’impact du numérique dans l’économie n’est plus à démontrer, en particulier concernant le secteur des énergies, ce qui a va entrainer de nombreuses économies d’énergie. Ainsi, les réseaux intelligents permettent de gagner en réactivité, de façon à simplifier la gestion des aléas. Cela rend possible une meilleure gestion de l’énergie produite au niveau du réseau et donc la réduction de la production globale. Grâce à une gestion en réseau permettant une meilleur utilisation de l’énergie produite et consommée, depuis la centrale jusqu’au consommateur final, il est tout à fait possible désormais de diminuer l’impact des émissions de CO2.

Par ailleurs, les bâtiments intelligents ne cessent de se développer, que cela concerne la construction de ses structures ou encore les éléments à l’intérieur des installations. Concept né dans les années 1980, la domotique consiste à mettre en réseau, à coordonner et à automatiser le fonctionnement des équipements d’une maison ou d’un bâtiment, permettant alors de réaliser des économies d’énergie tout en améliorant le confort et la sécurité dans le bâtiment. Les bâtiments intelligents sont intimement liés aux objects connectés, simples à utiliser, donc plus performants. Globalement et localement, le numérique va rendre les réseaux intelligents, tendant alors à réduire les distances concernant les différentes interactions entre l’objet ou le bâtiment d’une part et l’utilisateur d’autre part.

Des bâtiments à énergie positive et des réseaux électriques intelligents au service de tous

De nouveaux défis techniques et technologiques apparaissent avec la numérisation du batîment. L’un des plus grands enjeux concerne la fiabilisation et la sécurisation de la communication entre objet et utilisateur. Sans cette garantie, indispensable pour permettre une relation de confiance, les consommateurs pourraient exprimer des résistances face à ces évolutions, de peur de ne pas se sentir en sécurité.

Les réseaux électriques intelligents permettent également d’augmenter le nombre d’utilisateurs (que cela soit des particuliers, des industriels ou encore des entreprises du secteur tertiaire) qui exploitent les données numériques du réseau éléctrique. A titre d’exemple, les consommateurs sont aujourd’hui en mesure de gérer leur consommation d’énergie en temps réel. Cela permet notamment de savoir quel est le meilleur moment pour brancher sa machine à laver ou mettre en route le chauffage, pourquoi régler l’éclairage dans les bureaux selon les occupations de ces derniers ou encore comment mieux gérer ses équipements de production pour une industrie. En outre, les récentes innovations technologiques permettent désormais au public, que cela soit les particuliers ou les entreprises, de produire, stocker et/ou revendre leur propre énergie, ce qui ouvre d’importantes pistes d’évolution pour l’électricité dans le futur.

Conclusion : Les bâtiments intelligents, solution contre les émissions de carbone

De plus en plus de bâtiments à énergie positive voient le jour qui, alliés aux innovations numériques dans le domaine de l’électricité, permettent de réduire leurs émissions de carbone. Ainsi, l’intelligence du bâtiment occupe une place importante pour atteindre les nouveaux objectifs en matière d’écologie affichés par le Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer et le Ministère du logement et de l’habitat durable.

Monsieur Fernando Passarelli.

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